
Одержимость и освобождение духов
Napoli
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(…) les idées actuelles au sujet du deuil s'appuient davantage sur des normes culturelles que sur des données scientifiques. Au XXe siècle, les sociétés occidentales ont privilégié l'autonomie individuelle plutôt que l'interdépendance sociale, ce qui a beaucoup contribué à modeler notre conception du deuil. Le but du traitement classique du deuil est d'aider les survivants à optimiser leur autonomie en acceptant pleinement l'irrévocabilité de la mort et en coupant les liens avec le défunt. On suppute donc que le survivant n’est en mesure de nouer de nouvelles relations et de mener une vie sans le défunt qu'à partir de ce moment-là. On pensait ainsi que le deuil pathologique était lié à une incapacité à se séparer émotionnellement du défunt.
[Il y a] de nombreux résultats de recherches et observations cliniques qui remettent en question ces hypothèses. (…) les survivants qui maintiennent un lien s'adaptent mieux au cours du processus de deuil. Ces liens, dans leur continuité, n'en sont pas moins fluides, changeants et revigorants. Ils aident les survivants à faire face à leurs problématiques en cours et sont intégrés dans les relations présentes, ce qui donne aux survivants un contexte et du sens.
Cependant, ces liens continus sont à distinguer du déni pathologique par lequel le seul lien entre le survivant et le défunt est statique, inchangé et bloqué dans un passé définitivement enterré. Le meilleur critère permettant de juger si le lien est pathologique ou utile est la qualité de vie de la personne.